MLVF

It's difficult...it's extremely difficult tu trust the inner certainty...instinctive...of what we feel to be real...when we are riddled with doubt and unsure whether it is our authentic nature speaking.

Il est difficile...il est extrêmement difficile...de faire confiance à la certitude intérieure...instinctive...de ce que l'on sent être vrai...lorsqu'on est déchiré par les doutes et qu'on ne sait pas si c'est la nature authentique qui parle.


Otoroe kuchite yuku kono karada sae nakereba ii
anata to itsu made mo aishi aeta no ni
kono mama watashi wo itsumo aishite hoshii tame ni
anata no yorokobu kao ga mitakute itsu made mo
tsukue no naka ni itsu made mo shimatteta kapuseru wo...
kore wo nomihoseba futari zutto kuchizuke wo
are kara dore kurai tatta no darou ne
anata wa kono yo ni mou inakute hi ga shizunda
mawari no hito wa tsugitsugi to wakare wo tsugeta kedo
shizuka ni nemuru anata ni sotto kuchizuke wo
kono mama modorenai toki wo anata nashi de iki tsuzuketa
kioku ga watashi wo kurushime soko kara maku ga akimashita
futari de sodateta hanatachi mo ano koro wa
anata no soba de kirei ni sakimidarete ita ne
hitotoki no yorokobi sae kurushiku nagai yoru no naka
eien ni mezamenai tsumetai naifu de watashi wo...


<3 Mouhahahihiha.
Non Yoko, ce n'est pas ce que tu crois.



Dir En Grey - Kiri To Mayu
# Posté le samedi 10 mai 2008 04:09
Modifié le mardi 12 août 2008 17:05

- Que crains-tu ?
Une question à laquelle il m'était impossible de répondre. Car, pour la seconde fois depuis que je le connaissais, je humai son haleine. Une odeur fraîche et sucrée, délicieuse et unique, qui me mit l'eau à la bouche. Instinctivement, je me penchai, inhalant à plein nez. Alors, il s'échappa. Le temps que je reprenne mes esprits, il se tenait à dix mètres de moi, au bord de la clairière, dans la pénombre d'un énorme sapin. Il me fixait de ses iris sombres, arborant une expression énigmatique. J'étais blessée, secouée, et mes doigts vides brûlaient.
- Excuse-moi, dis-je tout bas, sachant qu'il m'entendrait.
- Donne moi juste un moment.
J'attendis, immobile. Au bout de quelques secondes incroyablement longues, il revint,
lentement pour lui. Il s'arrêta à quelques pas de moi et s'assit gracieusement en tailleur. Son regard était vrillé au mien. Il inspira profondément.
- Désolé, marmonna-t-il avec un sourire hésitant. Comprendrais-tu si je te disais n'être qu'un homme ?
J'acquiesçai aussitôt, mais sa plaisanterie ne me dérida pas. L'adrénaline envahit mes veines au fur et à mesure que le danger s'imposait à ma conscience. Il le flaira sans peine, et sa moue devint narquoise.
- Je suis le meilleur prédateur au monde, n'est-ce pas ? Tout en moi t'attires – ma voix, mes traits, mon odeur. Comme si j'avais besoin de ça !
Brusquement, il se remit debout et disparut d'un bond pour réapparaître sous le même arbre qu'avant. Il avait fait le tour de la clairière en moins d'une seconde.
- Tu ne pourrais pas m'échapper ! s'esclaffa-t-il avec amertume.
Il arracha au sapin une branche de cinquante centimètres de diamètre – le bruit fut assourdissant, le geste facile – et joua avec pendant un instant avant de la jeter à une vitesse effarante contre le tronc d'un autre arbre énorme, où elle explosa. Puis, il fut de nouveau devant moi, aussi figé qu'un roc.
- Tu ne pourrais pas me résister, murmura-t-il.
Je n'avais pas bronchée, effrayée pour de bon. C'était la première fois que je voyais tomber sa façade soigneusement cultivée ; jamais il n'avait été aussi peu humain, ni plus beau. Hébétée, stupéfiée, j'étais un oiseau pris au piège d'un serpent. Ses yeux magnifiques semblaient briller dune âpre excitation. Ils se ternirent peu à peu, et son visage retrouva le masque de tristesse qui était le sien d'ordinaire.
- N'aies pas peur, chuchota-t-il, ses intonations veloutées volontairement séductrices. Je te promets... je te jure de ne jamais te faire de mal.
Dans un mouvement délibérément mesuré, il se baissa jusqu'à ce que nos yeux fussent à niveau.
...
Fascination - Stephenie Meyer


Et là, ç'a été le pire. Plus rien. Plus rien pendant 10 ans. Plus rien pendant 3652 jours et 3653 nuits. Fini le jeu, les jeux. Le piment de mon existence. J'ai erré dans ma vie comme on erre dans une tragédie de Racine. Hermione version mec. Où suis-je ? Qu'ai-je fait ? Que doit-je faire encore ? Quel transport me saisit ? Quel chagrin me dévore ? Ah, ne puis-je savoir si j'aime ou si je hais. Sophie m'a assassiné, trucidé, égorgé, baisé, enculé, et dans d'autres rimes tarés. Et puis, j'ai finit par y penser à l'imparfait, me résoudre au bonheur fade de ma naissance. L'amour la famille, le boulot, l'antenne parabolique. Du Racine j'vous dis.
Jeux d'enfants
# Posté le mercredi 18 juin 2008 09:13